Worldloppet acte 6: l’improbable Fossavatnsgangan (Islande)

Le site Internet de l’organisation indique qu’un coureur islandais a connu l’édition de 1938 et n’a manqué aucune édition depuis… Sans doute y a-t-il une coquille ou ce commentaire n’a pas été mis à jour depuis un moment. Toujours est-il que la Fossavatnsgangan est une course de tradition en Islande. Elle intervient en toute fin de saison, quand les pâquerettes poussent en France et que les vélos ont remplacé les skis sur nos routes de montagne.

source Google maps

La course a lieu dans le nord ouest de l’Islande, à 45 minutes d’avion de la capitale Reykjavik, dans un village de pêcheurs d’environ 2000 habitants. Le site est localisé en hauteur, à environ 20 minutes de route (en terre) du village et à 320 mètres d’altitude, non loin de quelques remontées mécaniques de ski alpin. Un hiver très sec a compliqué la tâche des organisateurs en 2019, qui ont eu le mérite de travailler jusqu’au dernier moment pour tracer une piste sur des distances raccourcies (42km au lieu de 50, 21 au lieu de 25).

Un service de fartage était proposé par le magasin Craft en pas de porte de l’hôtel Horn.

La course de skating, prévue le jeudi sur 21 km, s’est courue par une météo plutôt maussade. Pas de précipitations mais un ciel plombé et un vent marqué avec de fortes rafales, qui a rafraîchi singulièrement l’atmosphère. Seulement 73 participants dont une large majorité de coureurs ‘élite’, professionnels en activité ou retraités comme le champion olympique de sprint de Vancouver (2010) ou la médaille de bronze au dix kilomètres libre aux championnats du monde de ski de fond de 2015. Sans surprise, un grand nombre de représentants des pays scandinaves et d’Europe de l’Est.

L’organisation a fini de mettre en place le départ / l’arrivée pendant l’échauffement des skieurs, puis a donné le départ.

La course n’a pas été la plus agréable, la neige étant gelée et marquée par des ornières formées la veille quand les températures étaient positives. Un jour blanc (absence de visibilité) et des rails peu réguliers compliquaient la tâche et justifiaient une certaine prudence dans les descentes. Le vent, de face, me scotchait sur place en bas des descentes et sur le plat. Mais bon, 21 km sont vite passés, 1h30 en l’occurence avant de se mettre à l’abri dans le bus qui nous a ramenés au village. Ceux qui ont eu le plus froid sont sans doute les quelques courageux supporters!

Cette course donne l’occasion de visiter quelques ‘hot spots’ de l’Islande. De jolis circuits à la journée sont disponibles à partir de Reykjavik, comme le Golden Circle ou la côte sud. Nous avons aussi arpenté les collines d’Isafjordur à la recherche du renard arctique…

De nombreuses chutes d’eau en Islande
Le cratère de Kerid
Le geyser de Stokkur sur le point de cracher…
Geyser de Stokkur: la bulle éclate
Activité géothermique à Geysir
Le glacier de Solheimajokull et son lac
Grande plage de sable noir (Reynisfjara)
Des heures d’affût pour quelques photos au téléobjectif

Pour ceux qui ont envie de voir un chouette film sur la nature islandaise et Isafjordur en hiver, Under the arctic sky raconte l’aventure de surfeurs qui rêvent de sessions au nord du cercle polaire arctique et sous les aurores boréales. Le teaser ou les coulisses.

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