Nouvelle-Zélande (décembre 2004)

Quel patrimoine naturel exceptionnel que celui de la Nouvelle-Zélande !

Les montagnes sont sauvages, complexes et difficiles d’accès : vive les approches en hélicoptère ! La météorologie y est exécrable : le vent puissant souffle en rafales, la neige tombe en abondance, le brouillard est omniprésent. Les avalanches partent dans les faces raides et recouvrent notamment la voie normale de montée au Mont Cook. Les séracs se dressent dans le ciel, fissurés. Les glaciers sont nombreux, gros, zébrés de crevasses multiples, profondes, béantes ou entrouvertes mais guettant avec gourmandise le grimpeur audacieux qui s’aventure gauchement en raquettes sur des ponts de neige douteux… Des montagnes à la fois si belles et si dangereuses !

Mon bilan de dix jours de montagne se résume à deux petits sommets (l’ANZAC à 2528m et le Dixon à 3004mètres), un but au Mont Cook à 300 mètres sous le sommet (trop de neige sur les rochers sous le sommet) et une errance d’une nuit dans les crevasses du Mont Tasman pour chercher, en vain, un chemin vers le haut…

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La mer est omniprésente : Tasman à l’ouest et Océan Pacifique à l’Est, offrant de belles vagues pour les surfeurs, de spectaculaires spots de kayak, la possibilité de nager avec les dauphins, ou de jolies plages pour les plus fatigués.

L’activité volcanique est intense, plus spécialement au point de friction entre les plaques tectoniques Asie-Australie et Pacifique : geysers, mares bouillonnantes, sources d’eau chaude, geysers crachant un jet puissant jusqu’à 15 mètres de haut, piscines de boue, le tout dans une odeur de soufre et avec des noms évocateurs : Devil’s Bath, Inferno Crater, Hell’s Gate… L’occasion également d’un passage agréable au Spa local.

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La végétation reflète la variété et les contrastes de ces paysages, s’adaptant à un climat plutôt… humide. Avec les Equatoriens, je pensais tenir les champions du monde du mauvais temps. Ils sont pourtant largement distancés par les Néo-Zélandais, pour qui il n’est pas rare de voir les quatre saisons en un quart d’heure.

Les Néo-Zélandais sont fiers de leur patrimoine et soucieux de le conserver. Cela commence à l’aéroport, où mes chaussures d’alpinisme ont été nettoyées par le douanier pour en enlever toute boue et possibilité de contamination. Le pays est propre, sans un papier gras par terre, l’herbe des jardins et des espaces verts publics est aussi bien tondue qu’un green de golf.

Le tourisme est une industrie, à l’organisation rigoureuse britannique, mais avec la convivialité des kiwis. Les Néo-Zélandais sont des gens tranquilles, charmants et très accueillants. Testez le charme suranné des Bed and Breakfast façon britannique : cosy and lovely. Les Néo-Zélandais ont simplement le défaut de tout inverser : la conduite à gauche (y compris les clignotants et les essuie-glace), l’eau froide et l’eau chaude, le sens de fermeture des portes, la prononciation des voyelles, la carte du monde (présentée avec l’Australie et la Nouvellle Zélande « en haut » !)… Mais peut-être est-ce nous qui inversons tout ? Pretty confusing !

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